l'investigation en tête
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En légère baisse, les risques de fraude restent majeurs pour l'entreprise 40% des entreprises françaises sondées ont reconnu avoir été victimes d'une fraude au cours des deux dernières années (contre 43% dans le monde et 38% en Europe de l'Ouest. Ces résultats sont en légère baisse par rapport à l'enquête 2005. Elle proviendrait des investissements importants réalisés par les entreprises françaises dans les dispositifs de prévention et de détection de fraude, et ce depuis plusieurs années. Le détournement d'actifs : la fraude la plus répandue En France, le détournement d'actifs demeure, et de loin, la catégorie la plus répandue (30% des entreprises françaises sondées au cours des deux dernières années). A noter que les pourcentages relatifs aux différents types de piratage ne diffèrent pratiquement pas de ceux relatifs à l'Europe de l'Ouest et du Monde. Ainsi notre pays suit pratiquement les tendances actuelles du marché de la corruption. Seul le taux de blanchiment en France semble beaucoup moins élevé que dans le reste de l'Europe et du Monde. Tous les secteurs concernés Même si la distribution déclare davantage de fraudes que les autres domaines d'activité (57% d'entreprises touchées), tous les secteurs concourent à cette pandémie de la corruption. D'après l'étude, le secteur de l'assurance supporterait le coût des fraudes le plus élevé, avec un coût total moyen par entreprise d'environ 3,2 millions d'euros - à comparer avec une moyenne mondiale, tous secteurs confondus, de 1,7 millions d'euros. Détection de la fraude : la vigilance du salarié Premier moyen de limiter la fraude : le salarié. Les entreprises qui développent une culture de vigilance et font activement participer le salarié à la prévention de la fraude enregistrent des succès notables. Sensibilisés, les salariés sont les plus réactifs à « tirer la sonnette d'alarme ». Néanmoins, une prévention réussie passe par la combinaison des éléments suivants : - Réalisation de diagnostics de vulnérabilité à la fraude, - Mise en place d'un programme anti-fraude qui couvre l'ensemble des départements de l'entreprise et de ses opérations, - Développement d'une culture d'entreprise qui favorise la loyauté, - Adoption d'une politique de tolérance zéro envers les fraudeurs quels qu'ils soient. Recommandations pour les entreprises désireuses d'investir dans le groupe E7 L'étude s'est penchée en particulier sur les risques d'investissement dans 6 pays émergents : Brésil, Chine, Inde, Indonésie, Mexique et Turquie + la Russie. Après analyse des systèmes de corruption, cette étude recommande aux entreprises de : - Bien comprendre les risques de fraude dans chaque marché choisi, - Mettre en place un programme de gestion des risques adapté au pays concerné sans transposer à l'identique les modèles déjà utilisés, - Procéder à des due-diligences approfondies dans le cadre d'acquisitions ou de projets d'associations avec un partenaire local, - Se préparer à agir en cas de fraude. Cette étude souligne l'importance de l'information préventive et curative lors de la mise en oeuvre d'une stratégie de lutte contre la fraude. Aujourd'hui, aucune entreprise ne peut se satisfaire d'une analyse succincte « au fil de l'eau » des risques encourus par tous les types de fraudes. Plus qu'à une attitude défensive, c'est à une véritable prise de conscience qu'ARCA CONSEIL convie toutes les entreprises face au « tsunami » économique que représentent les opérations frauduleuses.
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