l'investigation en tête
![]() |
ZOOM
En Suisse, le jour d'après… « Préparer l'après secret bancaire » tel est le mot d'ordre qui circule en Suisse. Les Banquiers helvétiques reconnaissent qu'ils ne pourront bientôt plus soustraire les comptes de leurs clients à la curiosité des fiscs étrangers, sous prétexte d'une fiscalité différente. Les États-Unis avec l'accord obtenu sur 4500 comptes clients américains déposés à l'UBS, la France qui pourra dorénavant « se renseigner » sans aucune limitation sur les dépôts français, l'Allemagne qui engage des négociations avec Berne sur la double imposition… autant de pays qui accentuent la pression sur les banques suisses. § 40 milliards d'avoirs français Selon l'Agefi, les avoirs français non déclarés s'élèveraient à 40 milliards d'euros. Réalité ou bluff ? Toujours est-il que les apports nets en capitaux ont diminué de 50% au 1er trimestre 2009. § Une réorientation de l'expertise des banques « Les Banquiers devront se concentrer sur leurs compétences de gestion globale et gérer les avoirs de leurs clients de manière plus dynamique » indique Grégoire Bordier, un banquier suisse. § Des difficultés actuelles naîtra la renaissance … Et si Genève, déjà première place européenne pour le négoce du pétrole, concurrençait, avec succès, la City et la place de Paris ? Une gageure à la hauteur de la fabuleuse expertise des banquiers suisses.
|